Vous vous demandez d’où vient notre nom, Karos ? Et aussi comment on le prononce ? L’explication est très simple, et prend racine aux prémices des enjeux de mobilité, au 17è siècle !

Des carrosses comme transport en commun

L’idée était très simple : « des carrosses qui feraient toujours les mêmes trajets d’un quartier à l’autre […] et partiraient toujours à heures réglées, quelque petit nombre de personnes qui s’y trouvassent, même à vide s’il ne se présentait personne, sans que ceux qui se serviraient de cette commodité fussent obligés de payer plus que leurs places. »

Cette idée est née des problèmes de circulation dans Paris. Les embouteillages ne sont pas de notre époque, mais datent bien depuis que circulent des carrosses dans la ville.

Le système est institué en janvier 1662 par un arrêt du Conseil du Roi, Louis XIV, qui se réjouit de ce nouveau moyen donné au peuple de se mouvoir plus rapidement et plus confortablement pour un coût raisonnable. Le 18 mars 1662, une première ligne est ouverte, permettant de rejoindre le jardin du Luxembourg depuis la porte Saint-Antoine. Les véhicules s’arrêtent pour laisser monter ou descendre les usagers tout au long de son itinéraire, à la demande de ces derniers.

Un manque de soutien du Parlement de Paris

Mais le Parlement de Paris ne voit pas d’un œil si favorable cette invention. Il impose de nombreuses restrictions, ainsi qu’une hausse des tarifs. Contre l’avis du roi, il est prévu que les « soldats, pages, laquais et autres gens de livrée, même les manœuvres et gens de bras, ne pourront entrer lesdits carrosses, pour la plus grande commodité et liberté des bourgeois et des gens du mérite. »

Résultat : les carrosses ne sont plus ouverts à tous, mais seulement à une partie de la population… 

Adressant un marché trop restreint, les carrosses disparaissent définitivement en 1677. La mobilité confortable et rapide de Blaise Pascal pour un coût raisonnable n’avait pas fait long feu.

Aujourd’hui, les Karos sont de retour

Plus de trois siècles plus tard, où en sommes-nous ? Bien sûr, les transports en commun se sont largement développés dans les grandes agglomérations et l’utilisation de l’automobile, transport individuel par excellence, s’est généralisée tout au long du 20è siècle.

Mais l’histoire est têtue ! Et le problème que cherchait à adresser Blaise Pascal perdure.

Si aujourd’hui une partie de la population ont les moyens de s’offrir une mobilité quotidienne personnalisée, avec une voiture personnelle, une autre partie de la population doit se tourner vers les transports en commun. Mais 65% des Français n’ont pourtant pas accès aux transports en commun, et donc sont obligés d’investir dans la voiture personnelle (près de 6000€ par an).

C’est pourquoi chez Karos, nous voulons permettre aux autosolistes de prendre des personnes dans leur voiture, en contrepartie d’un partage des frais. Notre objectif : rendre le confort de la voiture individuelle accessible à un plus grand nombre et diminuer les frais liés à la voiture.

Quatre siècles après, toutes les voitures sont des carrosses. Notre technologie d’intelligence artificielle rend le covoiturage domicile-travail simplissime. Chaque siège libre est exploité et partagé efficacement avec la communauté pour que chacun puisse rejoindre sa destination rapidement, confortablement, sans payer le prix fort.

Aujourd’hui, les carrosses de Blaise Pascal prennent leur revanche !

par Olivier Binet.