Piétonisation des berges à Paris : un projet qui divise

Zoom sur le programme de fermeture des berges

Le projet de la Ville prévoit de bannir l’accès des voitures à la voie Georges-Pompidou sur un tronçon de 3,3 kilomètres, à partir de l’entrée du tunnel des Tuileries jusqu’au port de l’Arsenal.

Alors qu’Anne Hidalgo voit dans ce projet l’opportunité de « lutter contre la pollution de l’air et faire de la capitale une ville respirable », les avis divergent. La commission d’enquête publique ainsi que la Région Île-de-France y sont défavorables : les effets négatifs sur l’économie locale sont évoqués ainsi que l’impact sur la qualité de l’air qui ne serait pas totalement démontré. Le groupe écologiste assure, au contraire, que le projet contribuerait à l’attractivité du territoire et non au sacrifice de l’économie au nom de l’environnement. Les villes de Nantes, Londres et Bordeaux sont cités comme exemple. D’après les modélisations commandées par la mairie, l’hypercentre restera absorbable, même aux heures de pointe. Pour les élus franciliens (LR), c’est la banlieue qui se retrouve la première victime de cette fermeture. Pour la Fédération française du bâtiment (FFB) et le président du MEDEF Paris, c’est l’économie locale qui va se retrouver la plus affectée (visites clients, livraisons…).

Quels impacts sur les flux de circulation ?

Les craintes se portent sur les risques d’embouteillages des axes routiers dans le centre mais aussi dans les arrondissements périphériques et la banlieue. Une pétition a été lancée sur Internet par l’association « 40 millions d’automobilistes », le président Daniel Quéro a déclaré : « Nous regrettons qu’un projet alternatif n’ait pas été mis en oeuvre, qui aurait permis de concilier espace piétonnier et accès ouvert aux automobilistes. »

« Une voiture dans un bouchon pollue plus qu’une voiture qui circule. »
François Legaret, maire du 1er.

Malgré la controverse, le préfet de Police, Michel Cadot, a exprimé une opinion favorable pour une période d’essai de 6 mois. La FFB compte introduire des recours juridiques contre cette décision lors du conseil de Paris qui prendra lieu le 26 septembre prochain.

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