Un collaborateur Millenial concentré

On appelle grossièrement les Millenials toutes les personnes nées après 1980. Ils ont déjà fait couler beaucoup d’encre. Et pour cause ! Leurs managers les trouvent fainéants ou lunaires, en décalage avec les impératifs de l’entreprise et les efforts que réclame une carrière réussie.

Mais qu’en est-il réellement ?

Pourquoi sont-ils autant critiqués ?

C’est surtout dans leurs relations à leurs managers que les personnes de la génération Y semblent incapables de se plier aux codes de l’entreprise. Ils sont réticents face à l’autorité, et ont tendance à se concentrer sur eux-mêmes plutôt que sur l’entreprise.  Ils ont enfin une forte exigence d’équilibre vie privée / vie professionnelle, chose tout bonnement incompréhensible pour leurs managers, qui appartiennent, eux, à la génération X !

NB : la génération X, née entre 1965 et 1980, est très centrée sur le succès professionnel. Ils n’ont jamais compté leurs heures, ont sacrifié bon nombre de leurs soirées ou de leurs week-ends à leur carrière.

Les plus jeunes de la génération X arrivent à peine dans les entreprises qu’à leur tour, ils désarçonnent leurs aînés. Ils questionnent tout, et sont en recherche de nouveauté en permanence, ce qui a le don d’agacer leurs managers : après tout, certaines tâches dans un métier sont forcément répétitives ou un peu rébarbatives !

Maintenant que nous avons dépeint ce triste portrait des nouveaux entrants sur le marché de l’emploi, essayons d’être un peu objectifs. Les Millenials cherchent avant tout à s’intégrer, à s’approprier le monde du travail. Voilà pourquoi ils questionnent tout et remettent en cause le statu quo. Nos entreprises n’ont-elles pas besoin de cette énergie nouvelle ?

Quels atouts représentent-ils pour l’entreprise ?

La génération Y, déjà à pied d’œuvre dans les entreprises françaises, a su prouver qu’elle avait de grandes qualités : ses membres travaillent en autonomie, apprennent vite, sont très ouverts d’esprit et maîtrisent les outils technologiques.

Ces qualités sont exacerbées chez la génération Z, qui est née immergée dans le numérique et a développé des mécanismes encore plus créatifs : mentalité de « maker », auto-apprentissage (tutoriels, wikipedia, forums…) et forte capacité d’entraide.

Mettre ces capacités au service de nouveaux challenges comme la digitalisation des entreprises ou la création de process collaboratifs pourraient s’avérer précieux. Les Millenials ne seraient-ils pas en fait une merveilleuse source d’inspiration et d’innovation ?

Quelles sont leurs aspirations professionnelles ?

Avant toute chose, ils ont besoin de confiance.

Cette génération, plus diplômée que la précédente, a eu l’occasion de réaliser des stages, apprentissages ou alternances. Ils ont voyagé, que ce soit en Erasmus, en échange académique ou en Permis Vacances Travail.

Ils considèrent donc que les compétences et les expériences vécues valent plus que l’âge. Ils s’attendent alors à ce qu’on leur confie de vrais responsabilités, et des missions à valeur ajoutée pour se sentir utiles. Les laisser travailler en autonomie est aussi une marque de confiance importante pour eux.

Ensuite, ils ont besoin de trouver du sens dans leur activité quotidienne.

C’est aussi une des raisons pour lesquelles ils interrogent tout. Ils ont besoin de comprendre ce que leur entreprise apporte à la société et comment leur mission s’inscrit dans cette dynamique. Cette réflexion sur leur place dans l’entreprise fait écho au mouvement de conscience aigüe observé ces derniers années : consommateurs hyper-responsables, veganisme, objectif zéro déchet…

Enfin, ils ont besoin d’être épanouis.

Épanouis dans leur quotidien d’une part : contenu de leurs missions, environnement de travail ou services mis à leur disposition (conciergerie, salle de sport, paniers de fruits). Mais aussi épanouis sur le plan personnel : le travail n’est plus au centre de tout pour ces nouvelles générations. Elles aspirent à trouver un équilibre entre leurs vies professionnelle et personnelle.

Une leçon à tirer de tout cela : les Millenials n’hésiteront pas à changer d’entreprise s’ils ne se sentent bien. Si le CDI reste un objectif pour certains d’entre eux, la plupart préfèrent vivre dans l’instant. Et ceux-là même qui aspirent à plus de stabilité n’hésitent pas à regarder si l’herbe est plus verte ailleurs.

Les entreprises doivent donc s’attacher à répondre aux aspirations des talents des générations Y et Z si elles souhaitent les conserver. N’hésitez pas à consulter notre dossier dédié aux Millenials pour en savoir plus.

 

Télécharger le dossier Millenials

 

par Christelle Clairville.