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Qualité de Vie au Travail, stop au pinkwashing !

La Qualité de Vie au Travail ou QVT occupe les esprits des décideurs RH depuis plusieurs années. Présentée comme un objectif à atteindre à tout prix, voire comme un impératif, elle reste tout de même très théorique. Les entreprises ne savent pas toujours comment s’y prendre. Pourtant, elles sont forcées de s’attaquer à la question car une QVT mal gérée peut avoir des conséquences graves sur l’image de l’entreprise en interne, comme en externe : perte de fidélisation des collaborateurs, absentéisme, turnover grandissant.

Nous vous donnerons quelques pistes sur le moyen d’engager une réflexion long terme sur la QVT de vos collaborateurs dans un dossier dédié, mais commençons d’abord par ce que la QVT n’est pas.

 

Des initiatives peu adaptées

Ces dernières années, on a vu plusieurs initiatives mises en place, comme des activités pour développer l’esprit d’équipe (team building) ou le réaménagement des locaux avec des espaces de pauses, des endroits conviviaux. Mais ces actions restent ponctuelles, calquées sur un modèle généraliste, et bien souvent dé-corrélées des besoins des équipes.

Proposer un baby-foot pour tenter de développer des moments de jeux peut se révéler peu approprié si les préoccupations des collaborateurs sont tournées vers l’accessibilité de l’entreprise ou l’adaptation de leurs horaires de travail. Ces actions inadaptées vont développer un sentiment d’incompréhension et un manque de considération chez les collaborateurs. Le bonheur au travail n’est pas un point à atteindre, mais plutôt une réflexion sur le long terme, à adapter aux besoins des salariés.

Mais certaines entreprises vont encore plus loin : elles communiquent sur du vent.

Le pinkwashing : qu’est-ce que c’est ?

Ce mot-valise, construit sur le modèle du “greenwashing”, exprime l’idée que certaines entreprises veulent faire croire que leurs collaborateurs voient la vie en rose, tout comme d’autres ont pendant des années mis leurs prétendues actions écologiques au centre de leur communication.

Le “pinkwashing” fait référence à ces entreprises qui communiquent massivement sur une démarche QVT sans réel fond. Elles utilisent des actions menées sans réelle implication comme leviers forts de marketing et communication. Cela nuit à l’entreprise, qui perd en crédibilité auprès de ses collaborateurs actuels ou futurs.

Une communication malhonnête et décrédibilisante

Par exemple, une enseigne de distribution discount pour la maison a beaucoup communiqué sur l’un de ces anniversaires où ses collaborateurs étaient mis à contribution. Par équipe, ils devaient produire une vidéo sur l’image qu’ils avaient de l’entreprise. L’objectif était de montrer la bonne ambiance interne du groupe et de créer un moment de partage. L’enseigne a ensuite communiqué massivement dessus en interne et en externe (presse écrite et web, réseaux sociaux). Seulement cet événement, bien que positif, n’a été que ponctuel, sans enclencher de QVT sur le long terme. Aujourd’hui, les collaborateurs ne recommandent que très peu cette entreprise sur des sites de notation comme Glassdoor.

La conséquence principale du pinkwashing en matière de QVT est qu’il va décrédibiliser l’entreprise auprès des salariés, des nouveaux arrivants et des potentiels futurs talents. L’entreprise dégrade elle-même sa marque employeur en menant des campagnes de communication disproportionnées par rapport à la réalité. Les collaborateurs se rendent compte que les mesures prises ne sont pas mises en place de façon honnête, mais pour servir l’image de l’entreprise. Ce décalage entre la réalité et l’image véhiculée peut aussi être perçu par les potentiels nouveaux talents.

Attention, la Qualité de Vie au Travail est de plus en plus considérée comme un critère important dans le choix d’un emploi. Ainsi, le pinkwashing risque d’une part de favoriser les départs de l’entreprise et d’autre part de démotiver des candidats à postuler.

Penser au bien-être de vos collaborateurs sur le long terme

Pour mener une véritable politique QVT, il faut réfléchir sur le long terme et prouver votre engagement. Le bien-être représente une manière de penser l’entreprise et non un objectif à court-terme.

3 étapes pour mettre en place une QVT efficace selon nous :

  • consulter vos équipes : l’objectif est de comprendre leurs besoins et d’agir en fonction. Via des questionnaires ou des entretiens individuels, vous allez donner la parole à vos collaborateurs et instaurer un dialogue de confiance.
  • identifier les besoins : une fois la consultation faite, vous allez pouvoir dégager des axes d’amélioration et trouver les initiatives à mettre en place. Elles doivent réellement permettre aux collaborateurs de s’épanouir, faire part de leur doute ou mal être. N’hésitez pas à consulter cet article pour trouver de l’inspiration.
  • développer votre employee advocacy : une fois vos actions QVT mises en place, vous n’aurez pas besoin de communiquer artificiellement à leur sujet. Vos collaborateurs deviendront des ambassadeurs, prêts à expliquer en interne comme à l’extérieur tout le bien qu’ils pensent de l’entreprise.

Ainsi, avec des actions favorisant réellement le bien-être de vos collaborateurs, vous êtes certains de les fidéliser. Et vous ferez d’une pierre deux coups puisqu’en se faisant les porte-paroles de votre entreprise, ces collaborateurs heureux donneront du crédit à votre discours, et vous pourrez attirer de nouveaux talents. L’impact de la QVT sera alors bénéfique pour tout le monde !

Et si vous voulez consulter les Best Practices mises en place en matière de QVT par les entreprises identifiées dans le classement LinkedIn Top Companies, vous pourriez bien être inspiré.e !

Télécharger le dossier Best Practices QVT

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